Guide
Combien coûte
un site vitrine,
et pourquoi ce prix-là.
La question arrive dans un message sur deux, et la réponse honnête tient en un chiffre et une liste : ce que ce chiffre comprend. Voici la grille de l’atelier, telle qu’elle est appliquée, et ce qui la fait bouger d’un projet à l’autre.
Écrit le 20 septembre 2026 par Nicolas Taraborrelli, développeur web indépendant, mis à jour le 21 septembre 2026. Les prix cités sont ceux que l’atelier pratique.
Le prix de départ, et ce qu’il comprend
Un site vitrine démarre à 950 €. Ce montant couvre un site complet, pas une maquette : la conception de l’arborescence à partir de ce que vos clients cherchent, le développement, la mise en ligne à votre adresse, un formulaire de contact qui arrive dans votre boîte, et le référencement de base sans lequel un site n’existe pas pour Google, c’est-à-dire les titres, les descriptions, le plan de site et les données structurées.
Il s’accompagne aussi de ce qu’on oublie de demander : un nom de domaine enregistré à votre nom et non au nôtre, le certificat qui affiche le cadenas, et le code qui vous est remis. Un site que vous ne possédez pas n’est pas un site, c’est une location.
Ce qu’il ne comprend pas, et qui est dit avant : le texte que vous n’avez pas écrit et les photos que personne n’a prises. On y revient plus bas, parce que c’est le premier poste qui fait glisser un prix.
Ce qui fait monter le prix
Au-delà du plancher, quatre choses pèsent, dans cet ordre.
- Le nombre de modèles de page, pas le nombre de pages. Huit prestations présentées sur le même gabarit coûtent le prix d’un gabarit. Une page de tarifs, un espace partenaires et une page par prestation sont trois modèles différents, et chacun se conçoit.
- Le contenu à produire. Un texte qui n’est pas écrit se rédige à partir d’un entretien, et ça se chiffre. Une photo qui manque se remplace par une photo de banque, que le visiteur reconnaît au premier coup d’œil, ou par un photographe, qui se paie.
- Les fonctionnalités. Prise de rendez-vous, espace privé, plusieurs langues, catalogue : chacune est un développement, et chacune se justifie ou non par ce qu’elle fait faire à vos clients.
- La reprise d’un site existant. Récupérer les accès, relever les adresses indexées, écrire le plan de redirection pour ne pas perdre les positions acquises. C’est invisible sur le site fini, et c’est ce qui évite de repartir de zéro dans Google.
À l’inverse, le prix ne bouge pas avec le nombre de pages qui réutilisent un modèle déjà conçu, ni avec les corrections de relecture, ni avec le temps qu’on passe à comprendre votre métier avant d’écrire une ligne.
Ce qui ne devrait pas le faire monter
Trois arguments reviennent dans les devis qu’on voit passer, et aucun ne tient.
- Le « design ». Un site vitrine n’a pas besoin d’être original, il a besoin d’être lisible et de dire en trois secondes ce que vous faites et où. Une direction visuelle se décide en une réunion, pas en trois.
- Le nombre d’heures. Vous n’achetez pas du temps, vous achetez un site qui marche. Un devis à l’heure déplace le risque chez vous.
- La technologie. Le nom de l’outil derrière ne change rien au prix ni au résultat. Ce qui compte est que le site vous appartienne et qu’un autre développeur puisse le reprendre dans cinq ans.
Et après : 29 € par mois
La maintenance est à 29 € par mois, et elle couvre ce qui fait qu’un site est encore en ligne dans trois ans : l’hébergement, le nom de domaine, le certificat, les sauvegardes, les mises à jour de sécurité, et les petites retouches sur les pages existantes, une faute, un numéro, un lien cassé. Elle couvre aussi le suivi du référencement, sur Google comme dans les réponses des assistants IA : la structure du site est tenue à jour quand leurs règles changent, et ce qu’ils en indexent est contrôlé. Aucune position n’est promise : ce qui se garantit, c’est un site qu’ils peuvent lire en entier.
Elle ne couvre pas une nouvelle page, une nouvelle section ni une refonte, qui se chiffrent à part, avant d’être faits. Et elle ne promet pas de « modifications illimitées » : cette formule, on la lit partout, et elle ne survit jamais au premier client qui la prend au mot.
Le site vous appartient dans tous les cas. Si vous arrêtez la maintenance, vous partez avec le code et le nom de domaine. Rien n’oblige à passer par l’atelier pour la suite.
Les trois autres prix qu’on vous proposera
Vous aurez d’autres devis, et ils ne diront pas la même chose. Trois formes reviennent.
- Un abonnement sans achat. Rien à payer au départ, tout par mois. Le site est loué : le jour où vous arrêtez, il disparaît, et le nom de domaine est parfois au nom du prestataire. Faites le calcul sur trois ans avant de comparer au 950 €.
- Un forfait très bas. Un gabarit acheté, vos textes à écrire vous-même, et souvent un site qu’on ne peut pas sortir de l’éditeur qui l’héberge. Ce n’est pas malhonnête, c’est un autre produit.
- Une agence. Un commercial, un chef de projet, un graphiste, un développeur, et un prix qui paie ces quatre personnes. C’est justifié pour un projet qui les occupe toutes les quatre ; pour un site de six pages, vous payez surtout les réunions.
Comment lire un devis avant de signer
Un devis de site vitrine se lit en quatre lignes, et si l’une manque, demandez-la.
- Le périmètre écrit. Combien de pages, lesquelles, avec quel contenu, et ce qui est attendu de votre côté, avec sa date.
- Le délai écrit. Une quinzaine de jours pour un site vitrine, une fois les contenus réunis. Le compte à rebours part le jour où le prestataire a tout en main, et le devis doit dire lequel.
- La propriété. À qui appartiennent le nom de domaine, l’hébergement et le code. Si la réponse n’est pas « à vous » trois fois, le prix affiché n’est pas le vrai prix.
- Ce qui se passe après. Ce que la maintenance couvre, ce qu’elle ne couvre pas, et ce qui arrive si vous l’arrêtez.
C’est la grille que l’atelier applique, et elle est écrite noir sur blanc sur chaque devis. Si un point de votre projet n’y rentre pas, c’est qu’il faut en parler avant, pas après.
La suite
Une question que
le guide ne règle pas ?
Décrivez votre cas en quelques lignes. La réponse est honnête, y compris quand elle est de ne rien faire, et elle ne coûte rien.