Savoir-faire · refonte et maintenance
Reprendre un site
qui a vieilli.
Le prestataire ne répond plus, les accès sont introuvables, le site n’a pas été mis à jour depuis trois ans et personne n’ose y toucher. C’est une demande fréquente, et elle commence toujours par un état des lieux honnête.
L’état des lieux
Ce qu’on regarde
avant de proposer
quoi que ce soit.
Un devis de refonte écrit sans avoir ouvert le capot ne vaut rien. L’état des lieux passe par six points, et il est rendu par écrit avant toute proposition.
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Ce que le site rapporte aujourd’hui
Positions acquises, pages qui reçoivent du trafic, formulaires qui convertissent : ce qui marche ne se jette pas.
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L’état technique
Version du moteur, extensions abandonnées, thème modifié à la main, certificat, temps de réponse du serveur.
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La sécurité
Correctifs en retard, comptes d’administration oubliés, sauvegardes inexistantes ou jamais testées.
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La propriété
Au nom de qui sont le domaine et l’hébergement, qui détient les accès, et ce qu’il faut faire pour les remettre au vôtre.
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Le référencement
Adresses indexées, redirections en place ou manquantes, contenus dupliqués, balisage absent.
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La conformité
Mentions légales, cookies déposés sans consentement, polices chargées chez un tiers, accessibilité.
La méthode
Comprendre,
puis décider.
Reprendre un site fabriqué par quelqu’un d’autre demande d’abord de savoir ce qu’on reprend. Le reste en découle.
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01
On ouvre le capot.
Analyse du site en ligne, du code quand on y accède, de l’hébergement et des positions acquises. Rien n’est modifié à ce stade : on observe et on note.
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02
On vous rend un avis écrit.
Ce qui se rattrape, ce qu’il vaut mieux refaire, ce qui est urgent et ce qui peut attendre. Y compris quand la conclusion est de ne rien toucher pour l’instant.
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03
On sécurise avant tout le reste.
Sauvegarde complète, correctifs de sécurité, accès remis à votre nom. Cette étape se fait toujours en premier, même quand une refonte complète est décidée derrière.
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04
On remet à niveau ou on refait.
Avec, dans les deux cas, le plan de redirection écrit avant la bascule. C’est lui qui garantit qu’aucune adresse indexée ne tombe en 404 le jour de la mise en ligne.
La suite
Ce qu’on appelle
maintenance.
Un site n’est pas un livrable qu’on dépose et qu’on oublie. Les moteurs changent leurs critères, les navigateurs abandonnent des fonctions, les failles de sécurité se découvrent, et les extensions qu’on croyait éternelles cessent d’être maintenues.
La maintenance couvre les mises à jour du moteur et des extensions, des sauvegardes qu’on vérifie en les restaurant pour de vrai, la surveillance de la disponibilité, les correctifs et les petites évolutions de contenu. Ce n’est pas un abonnement de confort : c’est ce qui empêche un site de devenir irrécupérable au bout de trois ans.
Elle s’applique aussi aux sites que l’atelier n’a pas fabriqués. C’est même le cas le plus fréquent : on hérite d’un site orphelin, on le remet en état, puis on l’entretient.
Questions fréquentes
Ce qu’on nous demande
avant une reprise.
Je n’ai plus les accès à mon site, est-ce récupérable ?
Presque toujours. Le nom de domaine se récupère auprès du bureau d’enregistrement en prouvant votre identité, même si quelqu’un d’autre l’a déposé pour vous. L’hébergement suit le même chemin. C’est plus long quand le domaine a été enregistré au nom du prestataire, mais ce n’est pas perdu — et l’occasion de tout remettre à votre nom une bonne fois.
Refaire ou réparer ?
Cela dépend de ce que l’état des lieux révèle. Un site correctement construit mais laissé sans mise à jour se rattrape : on remet à niveau, on corrige, on repart. Un site bâti sur un empilement d’extensions abandonnées, dont plus aucune n’est maintenue, se refait — chaque intervention y coûte plus cher que la précédente. L’atelier vous dit lequel des deux cas est le vôtre, même quand la réponse est « gardez-le tel quel ».
Vais-je perdre mon référencement en refaisant le site ?
C’est le vrai risque d’une refonte, et il se maîtrise. On relève d’abord les adresses qui reçoivent du trafic et les positions acquises, puis chaque ancienne adresse est redirigée en permanence vers son équivalent sur le nouveau site. Le contenu qui fonctionne est conservé, pas réécrit pour le plaisir. Ce qui fait perdre des positions, ce n’est pas la refonte : c’est la refonte faite sans plan de redirection.
Reprenez-vous un site que vous n’avez pas fabriqué ?
Oui, y compris quand c’est mal fait. C’est même une part régulière de l’activité de l’atelier. La seule condition est de pouvoir accéder au code et à l’hébergement : un site enfermé dans un éditeur propriétaire, dont on ne peut rien sortir, ne se reprend pas — il se refait.
À quoi sert une maintenance mensuelle ?
À éviter la facture qui arrive quand on ne fait rien. La grande majorité des sites piratés le sont par une faille corrigée depuis des mois, sur un site que personne n’a mis à jour. La maintenance couvre les mises à jour, des sauvegardes qu’on vérifie vraiment en les restaurant, la surveillance de disponibilité et les petites corrections. Elle coûte une fraction de ce que coûte une remise en état après incident.
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La suite
Envoyez l’adresse
de votre site,
on le regarde.
Même si vous n’avez plus les accès, même si vous ne savez pas qui l’a fabriqué. L’essentiel se lit de l’extérieur, et vous recevez un avis écrit sur ce qui se rattrape et ce qu’il vaut mieux refaire.