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Guide

Sept signes
qu’il est temps
de refaire votre site.

Un site ne vieillit pas d’un coup. Il perd un formulaire, puis un cadenas, puis la personne qui savait le modifier, et un jour plus personne n’ose y toucher. Voici les sept signes qu’on relève le plus souvent en ouvrant le capot d’un site qu’on nous demande de reprendre, et ce qu’ils veulent dire.

Écrit le 20 septembre 2026 par Nicolas Taraborrelli, développeur web indépendant. Les prix cités sont ceux que l’atelier pratique.

1. Le cadenas n’est pas là

Si l’adresse commence par http et non par https, le navigateur affiche « non sécurisé » à côté de votre nom, et Google le retient contre vous depuis des années. Ce n’est pas un détail technique, c’est la première chose que voit un visiteur, avant votre logo.

Un certificat ne coûte rien depuis longtemps. Un site qui n’en a pas dit qu’il n’est plus entretenu, et c’est souvent le signe qui en cache d’autres.

2. Sur téléphone, il faut zoomer

Plus de la moitié des visites se font depuis un téléphone, et sur certains métiers presque toutes. Un site qu’il faut pincer pour lire, dont le menu déborde ou dont le formulaire ne s’ouvre pas, perd ces visiteurs avant qu’ils aient lu la première ligne. Google, lui, ne lit d’ailleurs plus que la version mobile.

3. Le formulaire n’écrit plus nulle part

C’est le défaut le plus fréquent et le plus silencieux. Le formulaire est là, il affiche « merci », et le message part vers une adresse qui n’existe plus, ou tombe dans les indésirables d’une boîte que personne n’ouvre. Faites le test aujourd’hui : envoyez-vous une demande depuis votre propre site, et regardez où elle arrive.

Quand on reprend un site, c’est la première chose qu’on vérifie, et personne ne sait depuis combien de temps les demandes se perdent tant que le test n’a pas été fait.

4. Le pied de page a deux ans de retard

« © 2023 » en bas de page, une actualité datée de l’an dernier, un tarif barré depuis. Le visiteur en déduit que le reste est faux aussi, et il n’a pas tort. Même chose pour les photos de banque d’images : on les reconnaît, et elles disent que vous n’aviez rien à montrer.

5. Vous ne pouvez plus le modifier

Le prestataire ne répond plus, les accès sont introuvables, ou l’outil qui servait à modifier le site demande une mise à jour que personne n’ose lancer. Un site qu’on ne peut plus toucher est un site qui vieillit à vue d’œil.

Le nom de domaine se récupère presque toujours auprès du bureau d’enregistrement en prouvant votre identité, même si quelqu’un d’autre l’a déposé pour vous. L’hébergement suit le même chemin. C’est plus long quand le domaine a été enregistré au nom du prestataire, mais ce n’est pas perdu, et c’est l’occasion de tout remettre à votre nom une bonne fois.

6. Il ne dit ni où vous êtes, ni ce que vous faites

Ouvrez votre page d’accueil et comptez : en combien de secondes un inconnu comprend-il votre métier et votre secteur ? Beaucoup de sites disent « bienvenue » et « qualité » et ne disent nulle part « couvreur à Fréjus » ni « paysagiste dans l’Estérel ». Ce sont pourtant les seuls mots que tapent vos clients.

Le même défaut vaut pour la zone : « dans toute la région » ne répond à personne. Les communes où vous allez, nommées, sont ce qui vous fait trouver depuis le village d’à côté.

7. Il ressemble à dix autres

Un site sorti d’un générateur avec le même gabarit, les mêmes photos et les mêmes phrases que dix concurrents. Le visiteur le sent sans savoir le dire. Sur les métiers que l’atelier prospecte, c’est le défaut qu’on relève le plus souvent.

Ce n’est pas une question de goût. Un site fait à la main dit ce que vous faites avec vos mots et vos chantiers ; un gabarit dit ce que tout le monde fait.

Deux fausses bonnes raisons de tout refaire

  • Un score de vitesse. Un outil vous a donné 57 sur 100, et quelqu’un vous a dit que c’était grave. C’est un score de vitesse, pas de référencement : il se corrige sans refaire le site, et un score parfait ne fait pas monter d’une place sur Google.
  • Le design « daté ». Un site de 2019 lisible, à jour et qui reçoit des demandes n’a aucune raison d’être refait. Ce qui vieillit un site, ce sont les six signes précédents, pas son année.

Remettre à niveau, ou repartir de zéro

Cela dépend de ce que l’état des lieux révèle, et jamais de l’envie. Un site correctement construit mais laissé sans mise à jour se rattrape : on remet à niveau, on corrige, on repart. Un site bâti sur un empilement de briques abandonnées, dont plus aucune n’est maintenue, se refait, parce que chaque intervention y coûte plus cher que la précédente.

Dans les deux cas, deux choses ne se négocient pas. La mise en sécurité passe en premier, même quand une refonte complète est décidée derrière. Et la bascule attend que le plan de redirection soit écrit : chaque ancienne adresse renvoyée vers son équivalent, pour ne pas perdre en un jour les positions acquises en dix ans. Ce qui fait perdre le référencement, ce n’est pas la refonte, c’est la refonte sans plan de redirection.

L’atelier rend cet avis par écrit, avant toute proposition, y compris quand la conclusion est de ne rien toucher. La méthode est détaillée sur la page refonte et maintenance de site.

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